Face à un nouveau monde qui se multipolarise, les américains dans une condescendance menée par Trump trouve des issues pour contrer l’avancée fulgurante de la Russie qui rejoint la Chine déjà bien installée sur le continent africain avec une approche bien différente de l’ordre régnant occidental. Invités par le représentant dirigeant de la Maison Blanche, les Chefs d’ état du Gabon, du Libéria, du Sénégal, de la Mauritanie, et de la Guinée Bissau ont honoré à ce rendez-vous organisé où l’arrogance politique déguisée en mini sommet a permis au monde de s’indigner face à l’attitude coloniale affichée par le maître des lieux devant des dirigeants qui ont eu du mal à affirmer dans une voix commune leur détermination à agir désormais en bloc face à une puissance commerciale qui a subtilement sélectionné ses convives.
Avec une vision d’avenir essentiellement basée sur l’exploitation massive des ressources stratégiques de l’Afrique facilitée par une complicité incompréhensible de quelques dirigeants poltrons et complices de ce pillage, l’occident dirigée par les États-Unis affichent clairement leur vision à travers le renouvellement de leurs relations avec des pays qui bordent le Golf de Guinée. L’un des espaces les plus pourvus en ressources naturelles stratégiques fait officiellement l’objet de toutes les convoitises. Face à cette réalité géostratégique affirmée, l’approche moribonde sans aucune vision sérieuse des dirigeants africains a permis qu’ils s’affichent chacun vantant maladroitement la richesse enfouie sous son sol, devant un Trump qui n’a pas tardé à les traiter tel un maître d’école accompagné de ses élèves. Cette ahurissante image finale avec un monsieur gaillardement assis avec ses « laquets » placés autour de lui dans un bureau ovale où la disposition des médias accrédités à cette honteuse rencontre, présageait déjà du mépris qui serait servi aux convives. La tasse a été bue jusqu’à la lie. L’exclusion des poids lourds régionaux tels que le Nigéria, l’Angola, l’Afrique du Sud, tous situés sur les côtes africaines, montre clairement que Washington a décidé de privilégier des partenaires jugés plus malléables et facilement pénétrables pour la consolidation de l’ hégémonie américaine dans le contrôle des ressources stratégiques du Golf de Guinée.
Au terme d’un mini sommet ridicule, peut-on objectivement croire que les intérêts des micro états dispersés face au mastodonte américain pourront être pris en compte ? L’immaturité géostratégique de certains chefs d’états africains combinée à la posture patronale transactionnelle directe de Donal Trump, maintient l’Afrique dans une position inférieure. Sans une prise de conscience collective et un réveil diplomato-stratégique qui permettrait aux autres états africains de suivre le bel exemple des pays qui constituent la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES), l’Afrique risque encore rater le train d’une réelle considération qui permettrait de réévaluer sa participation dans un système commercial international dans lequel, elle demeure consommatrice pourtant détentrice des réserves impressionnantes de richesses stratégiques malgré le pillage qui perdure depuis l’esclavage à la colonisation jusqu’à nos jours. Un réveil collectif s’impose. Cela passera par des dirigeants dignes, capables de défendre la souveraineté de leurs états, celui du continent noir et le respect mutuel dans les relations bilatérales ou multilatérales.
Éric Moïse NKOUANDOU M.